RSS

PDF Actu: Conciergerie de luxe : demandez-leur la lune !

16 Avr

Retarder un avion, louer une île dans les Caraïbes ? La conciergerie John Paul répond à toutes les demandes de ses clients fortunés.

david-telephone-nb-1218674-jpg_1095196

 

 

 

La technique est rodée. « Nous étudions chaque demande, puis nous contactons des spécialistes afin d’y répondre au plus près. » Sauf que les « demandes » n’ont rien de commun : trouver un éléphant pour un mariage, louer une île dans les Caraïbes ou reconstituer une salle de bain dans l’esprit du XIXe siècle… Mais à tout cela l’agence de conciergerie John Paul garantit d’apporter satisfaction. Avec le sourire.

En cinq ans, l’entreprise créée par David Amsellem s’est imposée dans un secteur dans lequel elle dit occuper une place à part. Elle compte aujourd’hui 50 000 clients « premium » qui bénéficient de ses services grâce à un abonnement mensuel à hauteur de 100 à 150 euros. Les particuliers fortunés se bousculent pour en bénéficier, tout comme les entreprises au premier rang desquelles Visa,Orange, Air France, Citroën, mais surtout le PSG et son emblématique star David Beckham.

En coulisses, 120 personnes s’activent quotidiennement chez John Paul pour répondre aux exigences de ses prestigieux clients. « Nos salariés savent ce qu’est un caprice de star et sont formés pour répondre à tout. » Pour Le Point.fr, David Amsellem explique quelques ficelles de ce métier et ne fixe qu’une seule limite : « votre imagination ».

Éléphants, lionceaux et girafes livrés à domicile

Des animaux pour une soirée ? « Ce n’est pas le plus compliqué », assure David Amsellem, qui confie aussi que c’est un « classique ». « Avec le temps, nous avons identifié les prestataires en France qui offrent ce service. » Il ne serait donc pas si difficile de trouver un éléphant ou des lionceaux pour une soirée. Le plus dur, c’est la logistique : disposer des autorisations pour le convoi exceptionnel, s’assurer des normes d’hygiène sur place… « Un jour, on nous a demandé de faire venir des girafes à Paris, raconte sans même s’en étonner David Amsellem. Il nous a fallu trouver un itinéraire pour éviter le périphérique, car le convoi était trop haut. »

Les pingouins, guest stars d’une soirée « Black and White »

James Bond lui-même aurait-il réussi ? « Quarante-huit heures avant une soirée Black and White, on nous appelle pour nous demander trente pingouins. » Un choc. Le problème, une nouvelle fois, n’est pas celui que l’on croit. « Pour en faire venir un ou deux, c’est possible, mais trente ! » Chez John Paul, on s’active : plusieurs vivariums sont contactés, un sol réfrigéré est installé sur la piste. À – 1 °C, les animaux peuvent évoluer au milieu des convives… Du froid dans cette soirée et un réel coup de chaud pour la conciergerie de luxe. « C’était notre épreuve du feu », reconnaît son président.

« Maman, ils ont retardé l’avion »

Fin de journée à John Paul. Une cliente téléphone à son concierge. Au bout du fil, elle est paniquée : à l’aéroport, elle vient d’enregistrer ses bagages pour un vol direction Israël. Mais la cliente a oublié le passeport de ses deux enfants. À l’agence, on s’active. En urgence. « Nous avons beaucoup de personnel à l’aéroport », confie sobrement David Amsellem. Une moto-taxi est envoyée pour récupérer les passeports. Le commandant de l’avion, qui attendait un couloir aérien plus avantageux que celui que la tour de contrôle lui proposait, accepte de patienter. L’avion – et les passagers à l’intérieur – va attendre une demi-heure au total. « Notre cliente ne s’est rendu compte seulement quinze jours plus tard, de retour de vacances, que l’opération avait été très délicate », s’enthousiaste le patron de John Paul. Pas moins de six personnes ont été mobilisées pour l’occasion. Avec succès.

Vivre comme sous Louis XIV, c’est possible !

Parmi les demandes les plus insolites auxquelles l’entreprise répond, beaucoup touchent à l’histoire. Certains de ses clients demandent ainsi de partager un repas inspiré de ceux servis à la cour de Louis XIV, de refaire leur salle de bain dans un esprit XIXe siècle ou encore de reconstituer une toile de Chagall sur le plafond de leur appartement. Des demandes « rares chez les clients français », certifie David Amsellem, mais « de plus en plus fréquentes pour les étrangers » qui représentent 20 % de sa clientèle.

Pour y répondre, l’entreprise a constitué un réseau de plusieurs conservateurs de musée. Une ancienne conservatrice a même été recrutée à plein temps. « Ces professionnels nous apportent des photos, nous donnent des explications afin de voir si cela colle avec les demandes des clients. » Après avoir dessiné l’aménagement souhaité, des artisans sont contactés afin de réaliser le projet « sur mesure ». « Nous donnons 99,6 % de réponses positives à nos clients », certifie David Amsellem. Il ne redoute pas « la nouvelle idée » qui repoussera encore un peu plus les limites de l’excentricité.

 

 

 

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

 
%d blogueurs aiment cette page :