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Archives Mensuelles: août 2012

Pause sport: Ronaldo-Messi, la guerre est déclarée

 

L’Argentin et le Portugais se sont croisés sans se serrer la main, mercredi soir.

La scène est passée complètement inaperçue pendant deux jours. Enbattant le Barça (2-1) à Santiago Bernabeu, le Real Madrid a remporté la Supercoupe d’Espagne, mercredi soir. Les photographes se sont forcément attardés sur la remise de la coupe, les sourires d’après-match et les tristes mines des Blaugrana. Mais une image a été un peu oubliée…

Le Ballon d’Or en ligne de mire

Depuis la saison dernière, l’ambiance des Clasicos s’est quelque peu tranquillisée. Pepe a (un peu) levé le pied, Tito Vilanova ne met plus le doigt dans l’œil de José Mourinho et Pinto est plus calme sur le banc. Une meilleure ambiance entre les deux équipes mais pas vraiment entre Lionel Messi et Cristiano Ronaldo, les deux meilleurs joueurs du monde.

A la fin de la rencontre mercredi soir, CR7 et Léo se sont scrupuleusement évités. Pas de poignée de main ni même un regard, l’indifférence la plus totale. Si leur niveau de jeu atteint des sommets depuis deux saisons, leur rivalité n’en est pas moins exacerbée.

 

Lors du dernier Euro, CR7 avait balancé une sacrée pique à son vis-à-vis, juste après la victoire du Portugal (3-2) contre le Danemark, 13 juin dernier. « vous savez ce qu’il faisait à cette époque l’an passé ? », avait lancé le Portugais aux journalistes. « Il était à la Copa America et il avait été éliminé en quarts de finale. Et il y en a qui disent que c’est le meilleur joueur du monde ».

Le 7 octobre prochain, les deux meilleurs ennemis se retrouveront lors de la 7e journée pour la première confrontation de la saison, en Liga. Un dernier face-à-face avant le rendez-vous de l’année, le Ballon d’Or début janvier…

 

SALAIRES: 656 fonctionnaires mieux payés que Hollande et Ayrault

Avec un salaire net de 12 696 euros par mois après une baisse de traitement de 30%, le président et le Premier ministre passent du 52e au 657e rang des rémunérations de l’Etat, annonce le magazine Challenges, chiffres de Matignon à l’appui.

Le président François Hollande et le Premier ministre Jean-Marc Ayrault gagnent 12 696 euros nets par mois. Comme pour tous les membres du gouvernement et comme l’avait promis le candidat socialiste, leurs salaires ont été réduits de 30%. Ils se placent ainsi à la 657eplace dans la hiérarchie des salaires des fonctionnaires de l’Etat, d’après une communication de Matignon au magazineChallenges.

« 385 au Quai d’Orsay et à l’étranger »

Les fonctionnaires les mieux payés travaillent au ministère des Affaires étrangères et à Bercy, rapportent les services de Jean-Marc Ayrault : « Sur les 656 agents auxquels l’Etat accorde une rémunération supérieure à celle des deux têtes de l’exécutif, 385 sont, en effet, employés par le Quai d’Orsay et travaillent à l’étranger », écrit Challenges sur son site internet. « A ce titre, ils bénéficient d’indemnités de résidence dont le montant varie selon le degré de risque et d’insécurité du pays en question, l’éloignement, les conditions sanitaires, le coût de la vie sur place, etc. »
Suit le ministère de l’Economie et des Finances, dont 39 des agents en poste à l’étranger gagnent plus que le président, indique le magazine.

Un décret prévoyant une baisse de 30% des salaires du président et des membres du gouvernement a été publié au Journal officiel le 24 août. Cette mesure, symbolique de l’exemplarité voulue par le gouvernement, était une promesse de campagne de François Hollande. D’abord prévue dans le projet de loi rectificatif pour le budget 2012, elle avait été censurée sous cette forme par le Conseil constitutionnel.

 

Taxe à 75% : seules 1 000 personnes concernées!

Promesse symbolique de la campagne de François Hollande, la taxe à 75% des revenus supérieurs à un million d’euros est petit à petit vidée de sa substance. Elle ne devrait concerner au final qu’1 millier de personnes.

 

C’était une promesse de campagne, ça risque de devenir une coquille vide. La fameuse taxe à 75% pour les revenus supérieurs à un million d’euros est doucement vidée de sa substance sous la pression des artistes, sportifs et chefs d’entreprise qui font planer la menace d’un exode massif des fortunes françaises. Sportifs et artistes en sont donc déjà exonérés, car leurs revenus sont aléatoires. Quant aux autres, ils devront gagner la somme sur plusieurs années consécutives. La vente d’une entreprise par exemple, même au-delà du million, ne serait ainsi pas suffisante pour tomber sous le coup de la taxe. Résultat, si à l’origine elle devait concerner 3 600 personnes, l’impôt ne toucherait finalement qu’un petit millier de Français.

Encore une mesure ou réforme qui fait sortir la France de son immobilisme!

 

L’audace par nécessité

Paru dans L’Express | Publié dans Macro Economie – 20 août 2012

 

La situation économique de la france est désormais claire : le pays est au bord d’une récession qui réduira les revenus fiscaux, et rendra très difficile le retour à 3% du déficit budgétaire à la fin de 2013.

Il est donc hors de question d’utiliser l’arme des dépenses publiques pour relancer l’économie. La France, comme les autres pays européens, semble ainsi condamnée à l’aggravation du chômage et de la dette publique, et au discrédit de sa classe politique.

A moins qu’elle n’ait enfin l’audace de mettre en oeuvre les innombrables réformes, très largement identifiées et étudiées, ne coûtant rien, pouvant libérer de la croissance en remettant en cause des rentes de situation. Réformes que le précédent Président et le gouvernement n’ont pas osé entreprendre.

Si on ne les lance pas maintenant, en toute liberté, avec le temps nécessaire pour mettre en place une concertation entre toutes les parties prenantes, elles nous seront imposées brutalement, quand les créanciers exigeront de nous des économies radicales pour obtenir le remboursement de nos dettes.

En voici quelques unes, parmi beaucoup d’autres, sans ordre d’importance :

1. Réduire le nombre de collectivités territoriales, en confiant, en zone urbaine, les actuelles responsabilités des départements aux agglomérations et en considérant les départements ruraux comme des agglomérations.

2. Réformer l’école primaire en développant l’enseignement sur mesure pour réduire l’échec scolaire.

3. Reprendre aux maires le pouvoir d’attribuer les permis de construire afin de donner à l’Etat les moyens de libérer des espaces à construire, et en particulier d’augmenter massivement la hauteur des immeubles dans les grandes villes, ce qui est à la fois économiquement, socialement et écologiquement nécessaire.

4. Réduire à 20 le nombre de ministères et de ministres, pour diminuer le nombre d’autorités dépensières et regrouper leurs services.

5. Interdire toute publication d’un nouveau décret ou circulaire qui ne serait pas accompagné de la suppression d’au moins deux fois plus de réglementations existantes.

6. Concentrer en priorité les investissements d’infrastructure à financer sur ceux qui relient les zones urbaines aux grands ports maritimes et fluviaux.

7. Créer des emplois de taxis en accordant, partout dans le pays, de nombreuses nouvelles autorisations, en priorité aux salariés des compagnies, en compensant les éventuelles pertes de patrimoine des détenteurs de plaques actuelles par une minuscule contribution des utilisateurs.

8. Créer des emplois de coiffeurs à domicile en libéralisant les conditions d’accès à cette profession.

9. Rapprocher les professions de notaire et d’avocat en une grande profession du droit.

10. Supprimer les dizaines de « hautes autorités » ou de « commissions permanentes », qui ne font pour l’essentiel que retarder les décisions publiques, sans aucune utilité sociale.

11. Réduire massivement le nombre d’offices d’HLM en fusionnant ceux qui ne construisent plus avec leurs voisins plus dynamiques. De même pour les Chambres de Commerce et de l’Industrie, et tous les organismes gestionnaires de taxes parafiscales.

12. Utiliser les énormes ressources, aujourd’hui gaspillées, de la formation permanente, à la conversion des chômeurs et des salariés menacés de perdre leur emploi.

Naturellement, tout pouvoir qui se lancera dans ces réformes deviendra, au moins provisoirement, impopulaire. Naturellement, les groupes de pression les plus divers (des ordres professionnels aux élus locaux), qui y puisent leurs pouvoirs, seront hostiles.

Sans doute, comme toujours en France, faudra-t-il attendre une révolution pour que tout cela s’impose. La démocratie n’aurait rien à y gagner.