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Archives Mensuelles: janvier 2012

PDF relais l’article: »Les dépenses « bling-bling » de l’Elysée »

Déplacements, communication : pendant 10 ans, René Dosière a traqué les dépenses du Palais.

Cela a été une « guerre d’usure ». Mardi, en présentant son livre L’argent de l’Etat à paraître cette semaine, le député René Dosière a relaté ses années d’investigations pour traquer les dépenses « bling-bling », selon son expression, de l’Elysée ou du gouvernement, du coût de la garden-party aux effectifs des cabinets. Déplacements, communication, personnel : ce député apparenté PS a passé au crible les comptes du président. De 2007 à 2012, qu’est-ce qui a changé à l’Elysée. Voici ses réponses ?

LES MAUVAIS POINTS

Plus de communication – « La communication représente aujourd’hui un budget très important, 7,8 % du budget total de l’Elysée entre 2008 et 2010 », fustige le député de l’Aisne. « Aucune entreprise ou collectivité locale dépense à ce point. Ce n’est pas d’une rigueur absolue », estime-t-il.

Plus de déplacements – « Les forces de police mobilisées lors des déplacements de Nicolas Sarkozy en province ont atteint un niveau jamais connu jusqu’à ce jour », insiste René Dosière qui retient un exemple : en mars 2009, l’Elysée a dépensé 400.000 euros pour un déplacement de Paris à Saint-Quentin, soit une distance de 165 kilomètres. Le président se déplaçait alors en Airbus. Au total, René Dosière a calculé que le chef de l’Etat passait 24 heures par semaine en avion.

Autant de frais de bouche – « L’Elysée dépense chaque jour 11.780 euros de denrées alimentaires. Même si on ne dispose pas de chiffre pour comparaison, c’est beaucoup ! », indique René Dosière. Et de glisser dans son livre avec ironie : « mes collègues ne manquent jamais de me faire remarquer avec un sourire forcé que les repas deviennent plus frugaux depuis que je me préoccupe du train de vie de l’Elysée et des ministres ».

Moins d’aide aux plus démunis – Les « bonnes œuvres » de l’Elysée, elles, se portent mal. Le principe de cette aide aux plus démunis est le suivant : des personnes en difficulté écrivent au président pour demander un recours gracieux. Après lecture de leurs courriers, l’Elysée peut éventuellement leur accorder une aide exceptionnelle de 200 ou 300 euros. Or, depuis le quinquennat de Nicolas Sarkozy, « ces bonnes œuvres de l’Elysée ont considérablement chuté. Elles ne représentent plus que 150.000 euros par an. C’est moitié moins que sous le dernier mandat de Jacques Chirac », précise René Dosière. Quelques chiffres : en 2006, ces aides s’élevaient à 298.055 euros. En 2008, elles n’étaient plus que de 141.069 euros. En 2010, de 164.884 euros. En somme, d’un président à l’autre, de 2006 à 2008, les « bonnes œuvres » de l’Elysée ont fondu de 47,32 %.

LES BONS POINTS

Des efforts sur la transparence – René Dosière reconnaît que « dans le domaine de la transparence des dépenses, l’arrivée de Nicolas Sarkozy a marqué une rupture totale et durable », avec notamment la mise en place à partir du 1er janvier 2008 d’un budget autonome pour l’Elysée. « Il est évident qu’on y voit un peu plus clair. On découvre donc l’ampleur des dépenses », confie le député à Europe1.fr. Selon ses chiffres, à périmètre constant – c’est-à-dire en excluant certaines propriétés comme le domaine de Marly-le-Roi qui ont été cédées par l’Elysée -, le budget de la présidence de la République a augmenté de 5,8% entre 2008 et 2010.

Une meilleure gestion du personnel – « La gestion du personnel de l’Elysée a également été rationnalisée. Avant 2007, on ne savait pas combien de personnes travaillaient à l’Elysée », note René Dosière expliquant : « à l’époque, certains fonctionnaires étaient mis à disposition par d’autres ministères sans être gérés, ni même comptabilisés par le Palais. Aujourd’hui, l’Elysée sait exactement combien de personnes travaillent pour lui et combien cela coûte ».

CE QU’IL FAUT CHANGER

A quand le budget de l’Elysée sur Internet ? – Pour améliorer encore la situation, René Dosière souhaiterait que l’Elysée mette « son budget sur internet » et que la Cour des comptes contrôle les budgets 2011 et 2012, ce qui n’est pas prévu. « Ce sera utile pour 2016 et 2017 », a-t-il expliqué, à titre de comparaison.

 

PRESTATAIRE DU FUTUR LE COUP DE COEUR: la Fondation du Football

A propos de la Fondation du Football

La Fondation du Football est présidée depuis le 15 mars 2010 par Patrick Braouezec, Député de la Seine-Saint-Denis et Président de la Communauté d’agglomération Plaine Commune. Patrick Braouezec a succédé à Philippe Séguin, premier Président de la Fondation du Football, décédé le 7 janvier 2010. La Fondation du Football est une structure autonome, au fonctionnement indépendant, financée par la Fédération Française de Football et des fonds privés apportés par des mécènes membres bienfaiteurs fondateurs. Conformément à la démarche juridique de création d’une fondation, elle a, dans un premier temps, un statut d’association loi 1901, dite « Association de Préfiguration de la Fondation du Football ».

 Missions

La mission principale de la Fondation du Football est de promouvoir une vision citoyenne du Football, d’en rappeler les vertus éducatives et d’encourager l’intégration du développement durable dans le Football.

Enjeux

  • Soutenir et valoriser les « bonnes pratiques » identifiées au sein des clubs ; encourager leur développement et leur diffusion à grande échelle ;
  • Aider les clubs à structurer un véritable projet de vie au-delà du projet sportif ;
  • Remettre au premier plan les valeurs fondamentales du football : le respect, la tolérance, l’échange, la solidarité, la convivialité… ;
  • Encourager la recherche sur l’innovation sociale dans le football.

Thématique traitées

Les opérations de la Fondation du Football sont déclinées autour des 5 axes suivants :

  • Initiation santé
  • Arbitrage – Esprit sportif
  • Engagement citoyen
  • Egalité des chances
  • Programme vert

 

L’action de la Fondation du Football s’inscrit autour de 3 opérations principales :

Ces opérations sont déclinées autour de 5 axes :

  • Initiation santé : intégration de la problématique santé dans l’organisation du club, relai de bons messages en matière de santé publique (nutrition, hygiène, bienfaits du football), …
  • Fair-play et Arbitrage : développement de l’esprit sportif, connaissance des règles du jeu, valorisation du rôle de l’arbitre, …
  • Engagement citoyen : valorisation du bénévolat, éveil de la conscience citoyenne des licenciés, …
  • Egalité des chances : cohésion sociale, lutte contre l’exclusion, prévention du handicap, intégration des personnes en situation de handicap, égalité hommes/femmes, …
  • Programme vert : incitation aux comportements éco-responsables (réduction des dépenses d’énergie, d’eau, réduction et tri des déchets, transports éco-citoyens), …

 

Parrain de la Fondation du Football

Passionné de surf, de plongée sous-marine et de photographie, Bixente Lizarazu, ancien arrière gauche de l’Equipe de France, a créé l’association « Liza pour une mer en bleus » qui milite pour la propreté et la sauvegarde des océans et des littoraux.
 

Le Problème Européen selon la Baque Mondiale: le travail

Le problème des Européens selon la Banque mondiale : ils travaillent trop peu

La Banque mondiale a publié mardi une longue étude indiquant que l’un des principaux problèmes économiques des Européens était qu’ils travaillaient trop peu, ce qui leur pose des problèmes de compétitivité.

« Le modèle du travail de l’Europe est marqué par une sécurité sans équivalent pour ceux qui ont un emploi, des prestations relativement généreuses pour ceux qui n’en ont pas, et la facilité à obtenir une retraite », a affirmé l’institution de Washington dans cette étude.

« Ce modèle rend l’Europe non compétitive. Pour le régler le problème, la plupart des pays en Europe doivent augmenter le taux d’activité et rendre plus facile pour les jeunes d’obtenir un emploi », a-t-elle ajouté, dans cette étude intitulée « Restaurer le lustre du modèle économique européen ».

« Dans les années 1970, les Français avaient les plus longues heures de travail des pays développés. En 2000, ils travaillaient environ 300 heures de moins par an (un mois et demi) que les Américains », ont avancé les auteurs.

Selon eux, « la vitesse à laquelle ont baissé les heures travaillées en France, en Italie et en Espagne depuis 1995 suscite des inquiétudes quand on la juxtapose aux gains modestes de productivité du facteur travail ces deux dernières décennies ».

Les chiffres montrent que les Européens ont eu notamment tendance à entrer sur le marché du travail de plus en plus tard et surtout prendre leur retraite de plus en plus tôt. La Banque mondiale a aussi critiqué la réforme des 35 heures en France, inefficace selon elle pour abaisser le chômage et sources de complications juridiques depuis qu’elle a été amendée.

« L’Europe doit rendre sa population active plus productive et attirer des travailleurs plus productifs de l’étranger » au moment où elle « est en train de vieillir et sa population active de diminuer ».

Or aujourd’hui « les immigrants en Europe sont pour la plupart non qualifiés »: la moitié environ de ceux de l’Union européenne ne sont allés qu’à l’école primaire.

http://www.boursorama.com/actualites/le-problem…

 

NR du 19 Janvier 2012: Bossez en paix : on s’occupe du reste !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Poitiers dispose désormais d’une conciergerie d’entreprise : pour les patrons qui souhaitent chouchouter leurs salariés.

C’est la cata ! M. Dugenou, patron d’une de ces entreprises high tech qui ont terrasse sur rue au Futuroscope, a absolument besoin de son assistante trilingue (1) pour recevoir ce matin la délégation de clients allemands. Mais Chloé, sa dévouée assistante, vient de lui faire savoir qu’elle ne pourrait pas être là : son petit dernier à 40 de fièvre et elle n’a personne pour le garder.

Ah si M. Durand avait connu la conciergerie d’entreprise ! Chloé n’aurait eu qu’un coup de fil à passer pour qu’on lui expédie en quatrième vitesse une baby sitter. Dans la foulée, elle aurait pu demander qu’on passe chercher les médicaments à la pharmacie et, pourquoi pas, qu’on fasse vidanger sa voiture pendant qu’elle serait au travail, voire qu’on lui fasse ses courses, qu’on lui trouve le plombier qu’elle n’a pas eu le temps de faire venir pour déboucher l’évier de la cuisine, qu’on lui lave et repasse le linge qui attend depuis plusieurs jours.

Un concept néil y a 45 ansaux États-Unis

La conciergerie d’entreprise est un concept né voici près d’un demi-siècle outre-Atlantique et qui a gagné l’Europe. La plupart des agglomérations françaises, même modestes, en comptent au moins une, parfois affiliée à un groupe. Curieusement, Poitiers restait étranger à ce phénomène, en dépit d’une tentative infructueuse lancée par une Parisienne voici quelques années.
Ancien joueur de football du Stade poitevin, ayant exercé dans un centre d’appel puis chez un assureur de la zone du Futuroscope, David Deshoulière, 32 ans, rêvait depuis longtemps de lancer à Poitiers une conciergerie à sa manière. C’est chose faite depuis trois mois.
Le principe est relativement simple : le patron de PME abonne son entreprise aux services de « Prestataire du Futur » selon un tarif mensuel fixé de gré à gré en fonction du nombre de bénéficiaires potentiels et des services demandés. Les salariés peuvent alors profiter, moyennant le paiement des services demandés, de la médiation de la conciergerie, que ce soit pour se consacrer pleinement à leur travail, comme dans notre exemple, ou pour convenances personnelles. La gamme des possibilités offertes est immense.
La touche personnelle de David Deshoulière réside dans le choix des prestataires ou des fournisseurs : ce sont tous de petites entreprises indépendantes qui facturent leurs services au prix habituel mais s’engagent à être irréprochables sur la qualité comme sur la réactivité.
Contrairement à ce qui se pratique parfois, David Deshoulière a décidé de ne pas leur demander de ristourne sur les clients qu’il leur apporte : « Quand on veut tout gagner, on risque de tout perdre », avance-t-il prudemment. Le jeune entrepreneur affirme que son activité a démarré plus fort qu’il ne le prévoyait : le concierge serait-il dans l’escalier qui conduit au succès ?

(1) C’est un exemple : ça marche aussi avec un collaborateur à moustaches !

Prestataire du Futur.Tél. 06.49.55.61.96. Site web : http://www.prestataire-du-futur.com

en savoir plus

Autre originalité de l’entreprise créée par David Deshoulière : elle offre aux salariés de PME l’accès à des billetteries à tarifs réduits, à l’image de ce que proposent les comités d’entreprises de plus de 50 salariés. Prestataire du Futur est l’une des rares conciergeries en France, si ce n’est la seule, à s’être lancée sur ce créneau.
Si le service à domicile (courses, travaux, garderie, démarches administratives…) reste le produit le plus demandé, certaines entreprises vont jusqu’à proposer à leurs salariés de se faire coiffer, manucurer ou masser sur leur lieu de travail ! A priori sur leur temps de repos…

Vincent Buche
 
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Publié par le janvier 19, 2012 dans Revue de Presse

 

les cadres et le sport

 

 

 

 

        Le Département Etudes et Recherche de l’APEC a      mené une enquête sur le rapport des cadres au sport   : pratiques sportives, références au sport dans les CV, rôle du sport dans les entreprises, place du sport dans le discours managérial.

 

  • 42% des cadres pratiquent un sport régulièrement (une fois par semaine) . La plupart de ceux qui pratiquent un sport régulièrement considèrent cette activité comme un loisir et n’ont jamais pratiqué de compétition. Les activités sportives mentionnées sont les plus classiques et les plus accessibles (en termes de coût, équipement, localisation…). Globalement, les sports individuels sont davantage prisés que le sport collectifs.
  • Le 3/4 des cadres indiquent une activité sportive dans leur CV. En analysant ces mentions du sport dans les CV, on perçoit plus le souci de se détendre et de lutter contre le stress, que de se montrer en adéquation avec la rhétorique managériale (compétition, performance, dépassement de soi). Deux mots clés sont ainsi fréquemment cités par les cadres pour justifier leur choix de mentionner le sport dans le CV : dynamisme et équilibre.
  • 2/3 des cadres, qu’ils pratiquent ou non un sport régulièrement, jugent pertinent de comparer les managers à des entraîneurs. C’est la force symbolique des valeurs associées au sport (« performance – compétition – dépassement de soi », « bien-être – santé », « esprit d’équipe – entraide – solidarité ») qui est mobilisée, même si les implications concrètes peuvent être faibles. Ainsi, les trois quarts des quarts jugent que le sport et ses valeurs ne sont pas mobilisés en général dans leur entreprise.
  • Les «   valeurs   » contradictoires. Les cadres attribuent principalement trois valeurs au sport : la performance, l’hygiène de vie et l’esprit d’équipe. Chacune de ces valeurs peut poser des problèmes d’application au monde de l’entreprise. Le « culte de la performance » a suscité de nombreuses critiques. L’hygiène de vie est surtout vue par les cadres du côté de la détente, et de l’évasion que cela permet par rapport au travail. Enfin, l’équipe sportive ne peut être transposée à l’équipe de travail sans beaucoup de tension.
  • Sport et équilibre de vie. Les cadres jugent que le sport a toute sa place dans l’entreprise. Les managers se reconnaissent dans les métaphores sportives et disent en user eux-mêmes dans leurs discours. Mais entre leurs opinions et leurs pratiques, on perçoit un souci partagé de maintenir un cloisonnement entre pratique personnelle et références au sport dans le management. Le sport constitue à la fois une référence symbolique dans l’entreprise, utile à manier dans la compétition économique, et une activité privée étanche de sa vie professionnelle. C’est cet équilibre – ou ces ambivalences – entre ces deux dimensions qui peuvent expliquer l’attrait affiché des cadres pour le sport, attrait tout en nuances.
 

POSITIVER

 

 

 

La perte du triple A de la France pourrait, si l’on s’y prend bien, devenir une très bonne nouvelle. Elle pourrait constituer le déclic, en soi dérisoire, qui nous fera enfin comprendre la gravité de la situation, nous indigner contre elle et refuser de nous y soumettre.

Il faudrait pour cela qu’à la résignation succède la résistance.

Il faudrait positiver.

Trop de mauvaises nouvelles nous assaillent. Depuis des années. Trop de catastrophes et de menaces économiques, sociales, financières, écologiques. Avec leurs conséquences humaines, fracassant des entreprises et des vies, menaçant chacun de nous d’un irréversible déclassement.

Face à ces menaces, le monde semble trop vaste, la France trop petite. Le marché semble trop puissant, la démocratie trop fragile.

Les tentations sont alors grandes d’abandonner, de renoncer, de baisser les bras, de fuir.

C’est comme cela que commencent toujours les grandes faillites individuelles et collectives. C’est comme cela que, sans en avoir conscience, les plus belles civilisations commencent de disparaître. C’est comme cela que les prophéties les plus noires se réalisent.

Il faut, pour l’éviter, prendre toutes ces mauvaises nouvelles comme autant de défis. Et pour y parvenir, il faut retrouver l’élan vital, le désir d’affronter les coups du sort et de les vaincre. Et ressentir qu’au delà du danger, la vie, et la France, en valent la peine. Ce sentiment doit se nourrir d’une nostalgie et d’une espérance, de courage et de respect de soi même.

Alors seulement on trouvera la force de ne pas se résigner, de ne pas fuir. On réussira à considérer l’adversité comme une bonne nouvelle parce qu’elle forcera à se dépasser.

Chacun de nous a été ou sera confronté, à un moment de sa vie, à ce genre de situation.

Elle est presque toujours réversible. Et lorsqu elle ne l’est pas, c’est seulement parce que la fin arrive.

Pour une nation, il n’y a pas nécessairement de fin: elle peut être immortelle, si elle s’en donne les moyens, si elle sait donner du sens, une raison d’être, à ses habitants, pour qu’ils y restent, y créent, y bousculent les pouvoirs, y aient des enfants, y inventent un avenir.

La perte, attendue, du triple A doit donc être considérée comme une bonne nouvelle pour la France : enfin, on ne va plus pouvoir se contenter de craindre l’avenir. Enfin, on ne va plus pouvoir éviter de se prendre en main et on devra réagir. Tous ensemble. Au plus vite. Sans même attendre qu’un nouveau pouvoir se mette en place en juin.

En tout cas, j’espère que nous trouverons en nous même l’élan vital pour le vouloir. Comme nous l’avons trouvé dans d’autres moments dramatiques de notre Histoire.

Parce que la France en vaut la peine. Et parce que tous ceux qui l’ont amenée jusque là, en quinze siècles, ne nous pardonneraient pas de ruiner en dix ans un si bel héritage.

 

2012 = 6 fois 5

PRESTATAIRE DU FUTUR vous permet de lire sur son blog le billet de géopolitique de Jacques Attali paru dans l’express.

 

Tous les ans, la tradition veut que je me risque, avec plus ou moins de bonheur, à prévoir les principaux évènements économiques et géopolitiques de l’année à venir. L’exercice est chaque fois plus nécessaire : il faut des phares de plus en plus puissants pour s’aventurer sur une route de plus en plus verglacée, entourée de ravins de plus en plus profonds.

Et pourtant, l’exercice est, chaque année, plus difficile en raison de l’interdépendance croissante d’événements de plus en plus nombreux et complexes : aucun lieu, aucun domaine, n’est plus isolé ; chacun est relié à l’autre. La souveraineté totale, l’indépendance absolue, la liberté totale, sont devenues des utopies inaccessibles.

Pour 2012 (année que j’ai déjà décrite dans une chronique de juillet 2005, sans commettre trop d’erreurs, en particulier sur la situation de la dette publique en Europe et sur les menaces qui pèsent aujourd’hui sur l’euro), les péripéties qui vont s’y dérouler sont si nombreuses qu’il faut en rester ici aux événements d’importance planétaire : cinq élections, cinq défis, cinq menaces, cinq espoirs principaux sont devant nous. Et chacun de nous devra cultiver cinq qualités pour les affronter.

  • Cinq élections : les scrutins présidentiels américains et français ; le changement de dirigeants en Chine et dans d’innombrables autres pays émergents, dont le Sénégal et la Birmanie seront les plus significatives.
  • Cinq enjeux : la réduction de la dette publique et la consolidation du système financier aux Etats-Unis et en Europe ; la maîtrise de la bulle immobilière en Chine ; la résorption du chômage de masse en Occident et en Afrique ; le renversement de dictatures insupportables en Syrie et dans d’autres pays ; la maîtrise des émissions de gaz à effet de serre.
  • Cinq menaces : la dislocation de l’euro ; l’effondrement du dollar ; le retour de la dictature dans les pays du printemps arabe ; une utilisation terroriste de missiles sol-air volés en Libye ; une catastrophe naturelle liée aux évolutions du climat.
  • Cinq espoirs : des progrès dans l’intégration politique européenne, dont on peut espérer qu’ils nous permettent enfin de disposer des institutions dignes de nous ; des progrès techniques sur les capacités des réseaux, dont on peut attendre les premiers frémissements d’un retour à la croissance ; des découvertes sur les cellules souches, qui pourraient bouleverser très rapidement les thérapeutiques et en particulier les greffes d’organes ; une meilleure gouvernance de l’Afrique, qui pourrait y déclencher une forte croissance et en fera une locomotive de l’économie mondiale; des Jeux Olympiques à Londres, dont on peut souhaiter qu’ils constitueront des distractions honorables.

Pour gérer aux mieux cette situation mouvante, il faudra à chacun de nous, et en particulier à ceux qui dirigeront le monde, cinq qualités principales : la compétence pour comprendre ; l’empathie pour ressentir ; le courage pour oser ; la volonté pour résister au découragement ; l’altruisme pour partager.

Enfin, 2012 sera marqué encore autrement du chiffre cinq : ce sera, selon les Mayas, l’année de la fin du cinquième cycle de 26 000 ans qu’aura connu l’humanité, ouvrant peut-être à un nouveau, « l’Âge Itza », fait de Lumière et de Sagesse…

J.Attali.

 

 

PRESTATAIRE DU FUTUR SOUTIEN LA POLITIQUE MODETIC

Le « Made in France » au coin de la rue

Publié le 10 janvier 2012 par Fannie Rascle


  • Nom : Huriez
  • Prénom : Thomas
  • Age : 30 ans
  • Pays : France
  • Signe particulier : vante sur Internet un certain savoir-faire



« Ils m’ont pas consulté/Pourtant j’étais pas pour/ Y a mon usine qu’a foutu le camp/A Singapour ».

Renault ? Lejaby ? Non, cette petite ritournelle-là résonne du côté de Romans-sur-Isère, la « capitale de la chaussure » qui a vu ses ateliers fermer les uns après les autres au cours des dernières années. « On ne peut pas tomber plus bas », résume Thomas Huriez, un commerçant tendance « alter », qui a choisi de rassembler les talents de sa ville, tout du moins ceux qui ne sont pas encore partis, dans un clip diffusé sur Internet.

Dans cette vidéo tout en musique postée sur Dailymotion début janvier, il y a Pascal, le coupeur de cuir, Joëlle et Isabelle, les piqueuses, Luc, le préparateur de commandes, et même Charlotte, la voisine d’à-côté qui achète des chaussures rouges « Made in France », ou plus précisément « Made in Romans ».

Dans cette comédie humaine, Thomas Huriez joue le rôle du vendeur. Il y a un peu plus de quatre ans, il a transformé une maison de famille en magasin spécialisé dans les vêtements « éthiques ». Dans ses rayons, il y avait déjà des chaussures fabriquées à Romans. Il ne restait plus qu’à rassembler ceux qui les fabriquent.
Avant Noël, au moment où l’idée de cette vidéo est sortie des cartons, « c’était vraiment la déprime », raconte Thomas Huriez. « Et on ne retrouvera jamais autant d’emplois dans la chaussure à Romans qu’avant », reconnaît-il bien volontiers. « Mais il faut garder un savoir-faire », voilà aujourd’hui le seul objectif de ce « commerçant-citoyen ».

Avec Internet, Thomas Huriez espère simplement que le message portera au-delà du Rhône. Pour faire taire ce consultant en costume-cravate qu’on croise au détour de la vidéo : «Aujourd’hui, y a pas d’autres choix pour vous que de délocaliser/Clairement les gens recherchent un prix et plus un produit/La preuve en est, même à Romans (avec l’accent s’il vous plaît…), ils ne font plus de chaussures ».

Cette article à été publié en DailymotionEuropeNon classé et taggué ,. Sauvegarder le lien permanent.
 

MIROIR SOCIAL.COM PARLE DE LA CONCIERGERIE D’ENTREPRISE

La conciergerie d’entreprise pour réduire le stress

JANV292010

Journée marathon, démotivation, stress, addictions, suicides sont autant de conséquences des pressions exercées sur le salarié français déstabilisant à la fois sa vie professionnelle et sa vie familiale.

Ces pressions trouvent leurs origines autant par les transformations récentes du marché du travail, que par celles de la famille.

Les partenaires sociaux, les pouvoirs publics ont consacrés de nombreuses études aux causes de ces déséquilibres, nous pouvons citer l’étude « Politiques de conciliation vie familiale – Vie professionnelle des établissements en France », INED 2009 :

« Sur le marché du travail, les dernières décennies ont été marquées à la fois par un développement de la précarité de l’emploi (montée du chômage, des emplois à durée déterminée, du temps partiel contraint, fréquence des restructurations) et par de profondes
transformations de la nature du travail (intensification des rythmes de travail, développement des horaires atypiques, nouvelles organisations des postes de travail, nouvelles formes de management, etc.). La famille a également connu des évolutions notables. Outre le développement de nouvelles formes d’unions (couples non mariés, familles recomposées, unions non-cohabitantes) et le report dans la formation du couple et des naissances, certaines transformations ont sans conteste contribué à renforcer la tension entre famille et emploi, comme la plus grande diversité des trajectoires conjugales, l’accroissement du nombre de familles monoparentales ou la progression du besoin de
prise en charge d’un parent dépendant avec le vieillissement de la population. Ces changements, tant professionnels que familiaux, concourent à reformuler la question de l’articulation entre famille et travail ».

Les salariés heureux font les entreprises performantes

Pour une entreprise, proposer des solutions de conciliation vie privée-vie professionnelle n’est pas incompatible avec la performance de l’entreprise, comme le démontrent des études sur les liens stress-performance. Citons une récente étude pancanadienne, publiée par Statistique Canada, qui démontre que le stress a un impact direct sur la productivité, sur les jours d’incapacité et sur l’absentéisme au travail. Selon cette étude, « les hommes qui vivent de fortes tensions au travail sont 1,7 fois plus susceptibles de travailler moins en raison d’un problème de santé de longue durée. La proportion est de 1,6 fois chez les femmes ». De cette analyse, il ressort que 75 % des études confirment une relation inversement proportionnelle entre le stress et la performance, c’est-à-dire que plus le stress augmente, plus la performance diminue.

Mais, au-delà de cette analyse, de ces constats maintes fois entendus et lus (la gestion de l’équilibre entre la vie privée et la vie professionnelle des salariés est classée parmi les huit défis prioritaires par les directions des ressources humaines d’ici 2015 – Source : BCG 2008 auprès de 4 700 responsables de 83 pays), quelles solutions concrètes sont proposées aux directions des ressources humaines et aux dirigeants pour mieux articuler les temps
professionnels et privés de leurs salariés ?

La conciergerie d’entreprise

Apparu il y a plusieurs dizaines d’années aux États-Unis (deux salariés sur trois peuvent y recourir, sur leur lieu de travail), la conciergerie d’entreprise devient l’outil incontournable pour concilier vie privée et vie professionnelle des salariés, d’apporter des outils de motivation et fidélisation de ses salariés.

La conciergerie d’entreprise est un ensemble de prestations de service (pressing, démarches administrative, garde d’enfants, entretien automobile…) accessible ou mis à disposition des salariés d’une entreprise sur leur lieu de travail.

La conciergerie d’entreprise se concrétise par l’intervention d’un gestionnaire/coordinateur pour faciliter la qualification des demandes du salarié, organiser la réalisation du service demandé, assurer son suivi qualité.

À noter que la demande peut aussi être prise en compte à distance, par téléphone ou par internet. Au final, le salarié passe moins de temps à gérer les tracas de sa vie personnelle au bureau, se libérant du temps privé et du temps professionnel !

 
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Publié par le janvier 9, 2012 dans Revue de Presse

 

FOOTBALL FRANCAIS & FOOT BUSINESS

La rédaction du site officiel de l’ASV suit et commente les débats sur le foot business qui viennent d’être relancés avec l’arrivée des quataris au PSG et les millions investits depuis le mois d’août.

La polémique enfle de plus en plus dans le football français, l’ancien ministre des sports Jean françois LAMOUR annonve qu’il « ne souhaite plus attribuer la subvention de la mairie de paris », environ 1 million 200 euros par an, depuis l’arrivée du Quatar et les millions investits. Une goutte d’eau dans un océan de pétrol…

Le site officiel de l’ASV tente de dépasser les clivages politiques afin de prendre en compte uniquement l’aspect sport du football. Le football reste le sport le plus pratiqué et le plus médiatisé de la planète, à tel point que certains journalistes sportifs parlent aujourd’hui de « planète football ». Le football est devenu en 2012 une véritable industrie et avant tout pour beaucoup un business. La dimension sportive n’est plus la priorité, n’en déplaise aux puristes mais également aux plus grands nombres et en particuliers aux détracteurs de ce sport.

Nous pouvons faire ainsi le parallèle très simpliste nous vous l’accordons entre notre société capitaliste et le football. Nous ne reviendrons pas ici ce n’est pas le lieu sur les excès du capitalisme par rapport à ses origines et sur les excès du football, chacun fera sa propre analyse et réfléxion sur ces deux sujets. En revanche, le site officiel de l’ASV souhaite attirer l’attention sur le précepte suivant: soit on accepte un système, une idée ou une société soit ce même systéme, idée ou société nous vomit…

Le football français n’a pas les moyens actuel de vomir le système ou devrait-on dire l’économie international du football. Pourquoi? le football français est déjà rélégué parmi les footballs de seconde zone, le championnat français n’est pas atrractif, la fiscalité française ne permet pas aux clubs d’être compétitifs et handicap ces mêmes clubs dans les transferts de joueurs à hauts revenus. Enfin, à contrario de beaucoup d’autres pays, la société et le monde politique français n’accepte pas que les clubs français deviennent propriétaires de leur outil de travail à savoir les stades et par conséquent la France enregistre un retard considérable avec ses voisins allemands, anglais ou néerlandais.

C’est pourquoi l’arrivée du Quatar est une bonne chose et une réelle chance d’opportunités pour notre football. Nous le constatons ces dernières années la France est la seule à faire respecter des régles strictes financières, le résultat: nous regardons à la télévision tous les ans les autres pays se partager le palmarès du football europèen avec des clubs enregistrant des millions de déficit!!!! Barça, Manchester, Madrid etc…

Les millions investits par les nouveaux patrons du PSG vont servir à tous le football français: professionnel et amateur. Nous le croyons vraiment et force et de constater que depuis quelques mois notre championnat est plus attractif, d’autres investisseurs vont venir regarder de plus près les bonnes affaires à faire en France dans un championnat peu cher par rapport à l’Angleterre, l’Espagne ou l’Allemagne. Alors, dans ce football international soit le football français et la société française monte dans la locomitive ou une nouvelle fois nous serons les donneurs de leçons mais il nous faudra se contenter de rester sur le bas côté du football internationnal.